02/10/1847 - 02/08/1934

Paul von Hindenburg

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Issu de la noblesse brandebourgeoise, Paul Ludwig Hans Anton von Beneckendorff und von Hindenburg est né le 2 octobre 1847. Il fait carrière dans l’armée prussienne, s’illustre lors de la bataille de Sadowa (1866) et pendant la guerre franco-allemande de 1870, puis prend sa retraite avec le grade de général d’armée en 1911 à l’âge de 64 ans.

Rappelé en 1914, il redresse une situation difficile en battant les Russes à Tannenberg. Secondé par Erich Ludendorff, il est nommé à la tête de l’état-major général en août 1916. A la suite de la révolution russe de 1917, il conclut un armistice avec la Russie et la Roumanie et se débarrasse de toute menace sur le front de l’est pour se concentrer sur la France et les Balkans. Peu à peu, il devient un mythe. En 1917, une statue de 12 mètres de haut le représentant est inaugurée à Berlin. En 1918, toutes les initiatives allemandes ayant échoué et voyant la défaite s’approcher, il incite le gouvernement Michaelis à négocier un armistice. Il réussit ainsi à soustraire l’armée au jugement du peuple et à reporter la responsabilité de la défaite sur les civils qui, après avoir renversé le gouvernement impérial, sont signataires de l’armistice, puis du traité de Versailles.

Après le décès du premier président de la République de Weimar, Friedrich Ebert, en 1925, les partis de droite font appel à Hindenburg pour rallier les électeurs au second tour des élections présidentielles. Fort de son prestige immense, et malgré ses convictions monarchistes, il devient le deuxième président de la République d’Allemagne.

En 1930 il nomme directement Heinrich Brüning à la chancellerie sans consulter le parlement, inaugurant ainsi un régime présidentiel. Il essaie de s’opposer à l’ascension d’Hitler, ce caporal bohémien pour lequel il n’a que mépris. Il bat Hitler à l’élection présidentielle de 1932 mais il ne peut résister longtemps à l’agitation qu’entretiennent les nazis et sous la pression des milieux financiers et suite au succès du parti nazi aux élections législatives, il doit appeler Hitler à la chancellerie du Reich le 30 janvier 1933.

Il devient très vite l’otage et la caution du régime naissant et, physiquement affaibli, ne peut s’opposer aux premières mesures contre la démocratie : liquidation de l’opposition de gauche à la suite de l’incendie du Reichstag, ouverture des premiers camps de déportation, loi des pleins pouvoirs au chancelier Hitler…

La mort du maréchal Hindenburg, le 2 août 1934 est l’occasion, lors de ses grandioses funérailles nationales à Tannenberg, de montrer la puissance nazie.

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