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| Diffusé le jeudi 12 janvier à 23h00
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Après les documentaires 300 jours de colère et Les Prolos, Marcel Trillat clôt avec Femmes précaires sa trilogie consacrée au monde du travail et à sa face cachée.
Ce dernier volet dévoile le quotidien professionnel et familial de cinq femmes, salariées à temps partiel et gagnant moins que le SMIC.
A la rencontre de cinq femmes écorchées vives par la vie, mais qui, par dignité et amour pour leurs enfants, essaient à tout prix de résister à la misère. À travers des témoignages croisés et poignants, elles évoquent, devant la caméra, leurs quotidiens si précaires...
Vous pouvez voir l'intégralité des 3 documentaires de Marcel Trillat en vidéo en cliquant ici !
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| JO
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Fabienne, dite Jo, élève seule à 34 ans, ses trois jeunes garçons. Pour subvenir à ses besoins, elle travaille à temps partiel dans une entreprise de nettoyage et assure le ménage dans un grand magasin de disques, des bureaux et des immeubles. Son rêve aurait été d'être institutrice mais la venue de son aîné en a décidé autrement...
Pour être au maximum aux côtés de ses enfants, elle accepte des horaires changeants et décalés, ponctués de temps morts en plein milieu de la journée. |
Il n'est pas rare qu'elle commence à 6h30 et finisse tard le soir pour au final ne gagner que 770 euros, à la fin du mois.
Le temps du week-end, elle tente d'oublier ce quotidien peu valorisant, et s'investit avec enthousiasme en tant que secrétaire, au sein du club de football de ses fils.
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| Zounika
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En 2000, Zounika sest retrouvée seule à élever ses trois enfants. 25 ans plus tôt, elle avait quitté sa Tunisie natale pour suivre son mari, venu gagner sa vie comme manœuvre dans le bâtiment et décédé à quelques mois de la retraite.
Agée seulement de 45 ans, elle ne touchera la pension de réversion de son mari que dans dix ans. Or c'est maintenant qu‘elle a véritablement besoin d'argent pour nourrir correctement sa famille. |
N'étant pas titulaire de diplômes, elle se bat pour trouver de petits boulots, comme dernièrement un contrat emploi solidarité, et toucher, à peine, 500 euros par mois.
Face à ce quotidien difficile, Zounika est sérieusement épaulée par son aînée, Hayer, étudiante en commerce. Hôtesse de caisse durant ses temps libres, elle s'assume complètement et, à 21 ans, s'impose, avec sagesse et maturité, des restrictions de sorties et loisirs. Elle supervise aussi, chaque soir, les devoirs de ses jeunes frères, résolue à leur permettre une réussite professionnelle, dont elle serait si fière.
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| Danielle
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Il y a 6 ans, Danielle a dû quitter le garage de Périgueux, fermé pour raison économique. Pendant 28 ans, elle avait occupé le poste d'employée administrative et c'était “en chantant” qu'elle allait travailler.
Depuis ce jour, elle est intérimaire, à temps partiel au centre de tri de la Poste, attendant en vain un CDI. |
À chaque fin de contrat, elle se retrouve au chômage pour de longues semaines et touche pour les meilleurs mois entre 800 et 1000 euros. Ce travail précaire et qu'elle-même qualifie d'“alimentaire” l'a contrainte à retourner, à 50 ans, vivre chez sa mère. Avec émotion, elle confie que longtemps elle avait rêvé posséder une belle maison... Mais après ces années de galère, l'espoir s'est définitivement envolé et Danielle souffre cruellement de l'isolement que lui inflige son statut de chômeuse répété.
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| Agnès
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Agnès, 40 ans, est depuis une dizaine d'année ouvrière agricole à temps partiel, chez deux viticulteurs bordelais. Pourtant, issue d'une famille plutôt aisée, elle semblait loin d'être destinée à ce travail physique et rural.
Les aléas de la vie en ont décidé autrement. Mère de trois enfants et séparée d'un mari violent et alcoolique, elle a dû se battre pour trouver ce travail qui lui plaît malgré sa rudesse et pouvoir nourrir correctement sa famille. |
Pliée en permanence dans les vignes, Agnès a dû être opérée d'une hernie discale, et elle risque, si elle ne change pas de métier, de finir dans un fauteuil roulant. En attendant une improbable solution, elle poursuit, avec courage, ce travail si éprouvant, mais, qui lui apporte liberté et respect de ses employeurs, devenus amis.
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| Muriel
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Muriel travaille à temps partiel comme hôtesse de caisse dans un magasin d'une chaîne de grande distribution pour 800 euros par mois.
Les 24 heures par semaine, assise à sa caisse, sont éprouvantes, tant par la fatigue physique occasionnée que par le véritable “espionnage” de ses chefs, à l'affût du moindre relâchement ou faute de politesse à l'égard des clients. Elle, qui étant jeune, aurait aimé être assistante sociale, confie que son travail actuel lui “bouffe la vie”. |
Pourtant elle ne s'estime pas si malheureuse. Elle trouve du réconfort auprès de son mari et de ses trois enfants, brillants dans leurs études. Une façon d'oublier ce quotidien qu'elle aurait souhaité différent et qu'elle aimerait consacrer, une fois à la retraite, à l'humanitaire, sur le continent africain.
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