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Rendez-vous en Terre Inconnue - France 5

A la rencontre des Tsaatans

Les Tsaatans sont une des plus petites minorités de la planète. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 240 environ à vivre de manière traditionnelle, dans des campements de « urts », dans l’immensité de la Taïga. Leur existence au XXIe siècle semble miraculeuse.

Les Tsaatans s’opposent à la ruée vers l’or

« Cette nature vierge que vous avez sous les yeux c’est la terre de mes ancêtres. Et récemment des gens sont venus avec l’idée de détruire tout ça. Ils ont trouvé de l’or, ici. Alors une compagnie a débarqué pour tenter de l’exploiter. Quand les chercheurs d’or passent quelque part, ils ne laissent que des choses mauvaises, et surtout ils détruisent la nature. Il y a beaucoup de gens malhonnêtes, il peut y avoir des crimes ! Donc, je crois que ce proverbe est vrai : « l’or laisse des traces noires. »Ce sont des gens qui cherchent à trouver de l’argent de manière facile, comme ça, sans scrupules. Ils n’ont aucune limite pour trouver de l’argent. Moi j’ai été voir ces gens et dans leurs yeux, ce que je voyais, c’est de l’avidité. » Ovogdorj


Le bonheur selon Ganbat

« Quand je pars à la chasse, tout seul, je dors à la belle étoile pendant un mois. J’allume mon feu, je sors ma petit marmite, je fais chauffer mon thé, je prends des branches pour me faire un lit et je suis l’homme le plus heureux du monde. Chez nous, on dit : « le bonheur d’un homme est dans l’immensité de la Taïga ». Ici, mon coeur est pur et je me sens paisible. Depuis ma naissance, je me sens bien ici. Je fais ce que je veux. Si mes enfants ont faim, je n’ai qu’à sortir et tuer un gibier. Pour l’eau, il y a la neige et les rivières. Alors, dîtes moi, de quoi d’autre est-ce que j’ai besoin ? Et bien, de rien… J’ai une famille en bonne santé, j’ai un toit, j’ai tout. Je vais vivre comme ça jusqu’à ma mort et ça me plaît. Je ne suis pas obligé de regarder mon ombre courir à côté de moi comme vous en ville. Pour moi, c’est ça le bonheur ! » Ganbat