Schumann, Maurice (1911-1998)
Chef adjoint de grand reportage à l'agence Havas à Londres puis à Paris en 1933, il s’engage volontaire en 1939, comme agent de liaison, officier interprète auprès du Corps Expéditionnaire britannique.
Le 18 juin 1940, il décide de rallier l'Angleterre, et, ayant rejoint les Forces françaises libres, devient le porte-parole de la France combattante, principal intervenant de l'émission "Honneur et Patrie" sur les ondes de la BBC. Entre juillet 1940 et lmai 1944, il intervient plus de mille fois à la radio de Londres.
En juin 1944, le capitaine Schumann débarque en Normandie avec les troupes d'assaut. Chargé d'assurer les liaisons avec les éléments des lFFI).
Incorporé dans la 2e DB, il participe à la Libération de Paris. Membre de l'Assemblée consultative provisoire de 1944 à 1945, il reprend après la guerre son métier de journaliste et devient directeur politique du quotidien l'Aube jusqu'en 1951.Il est aussi est un des fondateurs du MRP.
Tillion Germaine (née en 1907)
Après 6 années passées en mission scientifique au cœur de l’Aurès algérien, Germaine Tillion, ethnologue rejoint Paris en juin 1940 en pleine débâcle. Patriote elle participe à la remise en route d’une association portant assistance matérielle et morale aux prisonniers de guerre d’origine indigène. Très vite elle participe à la mise sur pied de filières d’évasion, cachant des évadés, tout en collectant des renseignements. Elle tisse rapidement des liens avec l’équipe du Musée de l’homme jusqu’au coup de filet du printemps 1941. Victime d’une trahison, elle est arrêtée à son tour le 13 août 1942 à Paris. Incarcérée durant 14 mois à la Santé puis à Fresnes elle est déportée en octobre 1943 à Ravensbrück comme déportée NN. Libérée le 23 avril 1945 parmi les 300 femmes françaises remises à la Croix Rouge suédoise, elle est rapatriée en France en juillet 1945. Après guerre elle prend en charge l’homologation de son organisation de Résistance sous le nom de « Réseau Musée de l’Homme-Hauet-Vildé ».
Trocmé, André (1901-1971)
Pasteur à Maubeuge il arrive au Chambon sur Lignon en 1934. Avec son épouse il est à l’origine de la transformation du village en lieu d’accueil pour les Juifs, puis à partir de l’été 1942 en centre clandestin de sauvetage lorsque commencent les déportations en zone Sud. Des centaines de réfugiés, dont beaucoup d’enfants, sont hébergés au Collège Cévenol qu’il à lui-même crée, ou dans des maisons d’accueil dirigées par la Cimade ou le Secours Suisse aux enfants. Les prises de positions du pasteur Trocmé sont connues de tous y compris de Vichy. Arrêté en février 1943 puis relâché après l’intervention du pasteur Boegner, Trocmé doit entrer dans la clandestinité, devant quitter le Chambon sur Lignon, qui continue son activité de sauvetage jusqu ’à la fin de la guerre .
Viannay, Philippe (1917-1986)
Démobilisé après la défaite de juin 1940, Philippe Viannay reprend ses études de philosophie à Paris. Il y réunit un groupe d’étudiants avec celle qui allait devenir sa femme en 1942 et crée le journal Défense de la France durant l’été 1941. Convaincu du double jeu de Pétain, soutenant ensuite le général Giraud, il se rallie enfin au général de Gaulle au printemps 1943. Il est alors le chef incontesté d’un des plus importants mouvements de la zone nord. En 1944 réticent à l’idée d’intégrer son mouvement au Mouvement de Libération Nationale, il quitte Paris et s’installe dans un maquis de Seine et Oise dont il prend le commandement FFI en février. Arrêté par les Allemands en juillet 1944, il parvient à s’évader pour reprendre le commandement de son maquis. Après 1945 il créera le journal France-Soir.
Viannay, Hélène (1917-2006)
Etudiante en science à la Sorbonne au moment de la guerre, elle se réfugie dans le midi en 1940 avant de remonter à Paris pour regagner son laboratoire. Elle tape puis distribue seule des tracts dans les boites aux lettres. Sa rencontre avec Philippe Viannay est décisive. Elle participe activement au lancement du journal Défense de la France, dont l’imprimerie est installée dans les caves de la Sorbonne jusqu’en septembre 1942. Impliquée dans le comité directeur du Mouvement, elle sera chargée également de la ligne éditoriale du journal qui est produit en 1943 à plus de 100 000 exemplaires.
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