Cette semaine, dans "Semaine critique !", Franz-Olivier Giesbert reçoit Jean d’Ormesson, Edgar Morin et Jean-François Kahn, dont les portraits sont dressés avec humour par Thibaut Nolte.
Et bien sûr, la bande d’agitateurs, formée de Fabrice d’Almeida, David Abiker, Elisabeth Lévy, Adélaïde de Clermont-Tonnerre et Marion Ruggieri, sera présente sur le plateau, sans oublier la Semaine mythomane de Nicolas Bedos !
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Jean d’Ormesson, sociétaire de l’Académie française C’est la caresse. Historien philosophe romancier contemplatif, sa morale est douce, son verbe est chaud. Elevé derrière les murs épais et protecteurs d’un château, sa particule est d’or et sa cuiller est d’argent. Ancien patron du Figaro, journaliste d’opposition sous Mitterrand, il représente une droite "Airbag", rassurante plus que gonflée. Désormais, le maternel Jean d’O a remplacé "maman" sur les tatouages de chanteurs superflus. Il offre son sein philosophal le long des plateaux télévisés et arbitre les élégances avec un bronzage d’esthéticienne niçoise. Roger Moore dehors, Bouddha dedans, usine à compromis par ci, aimant à compliments par-là, Jean d’O, c’est un velouté de volupté.
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Edgar Morin, sociologue et philosophe
C’est l’homme sans défaut. Passé exemplaire, optimisme salutaire, réalisme nécessaire. Résistant un jour, résistant toujours, Morin refuse notre monde de merde, où le terrorisme dispute l’irrationnel à la finance, les barbus aux traders. Sociologue de compétition dont la pensée ultraféconde est disséquée sur les cinq continents, Morin gamberge pour l’humanité. Son commandement est clair : changeons de civilisation. Barbotons le meilleur de chacun, de chaque époque, de chaque pensée. Ainsi, Bouddha, Copernic et le covoiturage auront raison des subprimes et de Fukushima. Edgar Morin, pensée complexe et humanisme limpide.
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Jean-François Kahn, journaliste et écrivain
C’est le label rouge. La garantie d’un antisarkosysme de qualité, entièrement fait main dans les usines du prospère journal Marianne. Hier, prof d’histoire alléché par le communisme, circonspect en Mai-68, tenté par Mitterrand, JFK le mahatma de l’indépendance de la presse s’est aussi égaré chez Bayrou, le féroce centriste du Béarn toujours porté disparu. Mais le vieil industriel du verbe qui fait ses adieux au journalisme dont le moindre bloguscule est une thèse, poursuit néanmoins sa grande fresque Sarkozy guidant le peuple... dans le mur. Un art souvent critiqué, que ce philosophe de la réalité explique et justifie dans sa dernière livrée, le Petit César. Un coup digne du grand Brutus.
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Franz-Olivier Giesbert
Face à la bande de semaine critique, Jean d’Ormesson, le cachemire ; Edgar Morin, la laine vierge, Jean-François Kahn ; l’acrylique : trois matières à réflexion, trois modernes, trois gamins animés par l’incoercible envie de prendre des câlins et de donner des baffes. Et au milieu, Franz-Olivier Giesbert. Le grand sachem du vendredi soir, le Sinatra du débat d’idées, l’homme qui savoure la vie, des grandes histoires des grands livres aux petits recoins des petits plats, du parfum des oliviers aux subtilités du hip-hop. A la fois péristyle et atrium de "Semaine critique !", il sera le fou dans ce monde de rois. |
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